Ministre 01

Interview Bilan de la conférence Maritime 2019

Stanislas Baba, est ministre Conseiller à la Mer de Faure Gnassingbé, Président de la République Togolaise. Il a coordonné la tenue à Lomé les 07 et 08 mars, de la conférence maritime 2019 qui a porté autour du thème : « Quels défis pour faire de l’espace maritime togolais un hub de transport international ?».

Après deux jours de débats et de réflexions, le site de l’ONAEM Togo lui a adressé quelques questions pour faire le bilan des travaux.

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Onaem.com : Stanislas Baba bonjour.

Stanislas Baba : Bonjour.

Onaem.com : Pourquoi le Togo ambitionne de faire de « son espace maritime » un hub pour le transport international ?

Stanislas Baba : Le hub est une vision du chef de l’état qui a été déclinée dans toutes ses composantes dans l’axe 1 du PND, Plan National de Développement. Et je salue cette vision parce qu’elle est juste. Aujourd’hui, les hubs sont au cœur des systèmes de production des grandes villes. Et une ville comme Lomé avec tous ses atouts peut devenir un hub en ce sens qu’un hub est le noyau, le pivot de système de transport qui peut collecter, trier et réexpédier des flux de marchandises et de personnes en vue de les redistribuer à un niveau infra. Dans ce sens au Togo, nous avons deux atouts majeurs : notre port en eau profonde (le Port autonome de Lomé) qui est unique et l’Aéroport.

Autour du port et de l’Aéroport, on peut organiser tout un système de transport multimodal en vue de traiter les flux auxquels je faisais allusion plus haut. Ce sera une pratique de production de services qui peut aussi générer des emplois, mais qui peut faire jouer un rôle économique majeur par le Togo

Onaem.com : L’objectif, est ce pour vous de faire générer des emplois ou d’attirer l’attention sur le Togo, donc une question politique ?

Stanislas Baba : Je rappelle qu’il ne s’agit pas d’un objectif de l’ONAEM (Organisme National de l’Action de l’Etat en Mer) mais du PND, le Plan National de Développement. L’ONAEM a voulu réfléchir aux conditions dans lesquelles le port de Lomé peut servir de noyau ou de pivot central à ce qu’on appelle le hub. C’est pour ça que nous réfléchissons aux conditions de sécurité à remplir, aux conditions juridiques à remplir. Nous réfléchissons aussi aux infrastructures qui sont susceptibles d’accompagner la réalisation d’une telle ambition qui je le répète est « noble ». En clair, en abordant la question nous avons juste voulu jouer notre partition dans la création et dans la construction de ce hub.

Onaem.com : Autrement dit, la conférence maritime des 07 et 8 mars 2019 est pour vous le point de départ pour cet objectif que vous dites « noble » ?

Stanislas Baba : Vraiment. Vous avez vu que nous avons débattu de plusieurs sujets. Nous avons instruit les participants sur la notion de hub et sur la notion de transport multimodal. En quoi le hub exige d’avoir un mode de transport multimodal ; le transport est multimodal lorsqu’il allie au moins deux mode de transport. A titre d’exemple : Le maritime et le transport terrestre, le maritime et l’aérien, ou le maritime et le transport ferroviaire. Pourquoi pas un système intégré pouvant allier deux ou trois modes de transport voire plus.

Ensuite nous avons réfléchis aux conditions pour assister le flux de navires qui arriveraient dans nos eaux. Vous savez que l’aide à la navigation est une exigence. La crédibilité d’un port dépend aussi de la qualité du système d’aide à la navigation qui est mis en place.

Nous avons par ailleurs réfléchis aux conditions juridiques. Il y a des conventions internationales qui encadrent des activités maritimes. Les avons-nous ratifiés ? Est t-il pertinent de les ratifier ? Quel est l’arsenal juridique national qui doit accompagner les conventions internationales auxquelles le Togo est partie ? Nous y avons pensé. Nous avons aussi réfléchis aux conditions de mise en place d’un système de gestion des contentieux maritimes. Vous savez que le droit de la mer est un droit particulier. Si d’aventure un contentieux survenait, ou il y a des flux avec pollution, des contentieux vont naître. Comment le Togo se prépare t-il à gérer ces types de contentieux ? Voila des points de réflexions que nous (ONAEM) allons ensuite reverser au gouvernement qui prendra des décisions. Donc la conférence maritime est un cadre de réflexion et d’accompagnement des conditions de création de ce hub.

Onaem.com : Vous avez formulé des recommandations diverses au terme de cette conférence maritime 2019. Qu’est ce qui se fera avant la réunion du Haut conseil pour la mer (HCM) que présidera dans quelques mois le Chef de l’Etat Faure Gnassingbé ?

Stanislas Baba : Nous allons essayer de réfléchir dans un premier temps à la pertinence des recommandations qui sont formulées. Nous allons ensuite les traduire sous forme de décisions et des projets qui nous soumettrons à la réunion du Haut Conseil pour la Mer et le chef de l’Etat, les participants à la réunion apprécieront. Donc ce travail constitue un cadre de préparation aussi pour la réunion du Haut Conseil pour la Mer qui vous le savez, est l’organe suprême pour la gestion des questions maritimes dans notre pays.

Onaem.com : Stanislas Baba Merci.

Stanislas Baba : Je vous remercie.

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